Témoignages élèves tremplin

Sylvia Hun

SylviaHun, membre de Tremplin, élève de l’EPF (Ecole polytechnique féminine), école d’ingénieurs généralistes, explique aux  chums de Tremplin son parcours d’étudiante, avec un passage par le Québec !

Allo les chums de Tremplin !
Hein, quoi ? ça veut dire quoi ? C’est ce que j’ai entendu pendant un an au Qu´ebec ! Vous voulez savoir comment j’en suis arrivée là ?

Tout d’abord, Tremplin a eu un rôle essentiel dans mon parcours ! Le concept de tutorat qu’ils proposaient me plaisait bien même si cela voulait dire finir tard tous les mercredis ! Grâce à eux, je me suis intéressée aux études supérieures longues. N’ayant pas de grand frère, ni de grande soeur et des parents qui n’ont pas fait d’études, j’ai cherché ma voie seule.
C’est pourquoi j’ai fait beaucoup de salons et de journées portes ouvertes. Deux mots ont capté mon attention :  Ingénieur généraliste . Ils convenaient à ma situation puisque j’´etais moyenne un peu partout, je n’avais pas vraiment de préférence dans les matières et surtout je ne savais pas quoi faire. Par contre, il y avait deux problèmes : le prix et la distance.

Pour mettre toutes les chances de mon côté et voir ce que je valais, je me suis inscrite à différentes écoles. Tremplin m’a aidé à m’inscrire à l’EPF et aux concours FESIC mais je me suis aussi inscrite à la fac, à des DUT et à plusieurs prépas. Je me souviens de mes vacances de février avec Tremplin où j’allais au lycée de Saint-Ouen pour me préparer à ces
concours !
Venu le temps des réponses, l’EPF me propose de rentrer dans leur filière internationale francocanadienne, c’était une surprise surtout que je ne me souvenais plus d’avoir coché la case lors de l’inscription. Partir à l’étranger dès la deuxième
année ? Qu’en pensaient mes parents ? De mon côté, j’étais plutôt réticente mais ce sont mes parents qui m’ont encouragée, en me disant que ce n’est pas un problème d’éloignement, ni un souci d’argent car il y a toujours un moyen pour financer les études, notamment avec les prêts.
Tremplin a voulu m’aider pour le prêt, c’est comme ça que j’ai eu la bourse de GDF-SUEZ. Ainsi, j’ai la chance d’avoir une bonne marraine qui m’a permis d’avoir un job d’été et j’ai rencontré beaucoup de professionnels lors des visites de sites du groupe français.
Après la première année à l’EPF, j’ai embarqué dans un avion pour le Québec ! 8 mois dans la province francophone avec ses fameux bûcherons. Les cours en Québécois, c’est spécial et c’est surtout écoeurant (= génial) ! Les cours étaient abordés par projets à 6, un peu déroutants quand on a plutôt l’habitude de faire des maths et de la physique que de concevoir le mécanisme d’une passerelle qui puisse se lever à 45°.
C’est en visitant une centrale hydroélectrique que j’ai eu un d´eclic : me spécialiser dans l’énergie. Si vous ne savez pas encore ce que vous voulez faire, ouvrez vous au monde et restez curieux, il y aura toujours un domaine qui vous intéressera plus qu’un autre ! En tout cas, merci `a Tremplin pour son soutien et de son dynamisme !
If (question==1)
printf(‘Tu peux me contacter sur mon courriel
’sylvia.hun@gmail.com’) ;
printf(‘Bon courage `a tous !’) ;

 

Rémi Razmkhah

Actuellement élève de l’ESEO, Ecole Supérieure d’Electronique de l’Ouest, Rémi fait avec bonne humeur le récit de son parcours.

La première fois que j’ai entendu parler de Tremplin, c’´etait au lycée François Villon. Le président de l’époque était intervenu dans la classe de maths pour nous proposer l’assistance d’étudiants de grandes écoles, pour notre lycée de l’ENSAE. Bonheur, il s’avéra que je fus quasiment le seul élève à chaque séance ! (D’ailleurs si le tuteur se souvient de moi, je lui passe le bonjour).

Arrive la période de l’orientation. J’eus la main lourde en ne postulant qu’à des prépas EC (économie et commerce).  Lorsqu’on est surtout fort en physique et en bio, ça fait désordre. Sentant l’impasse se préciser, je fis un choix  raisonnable et me rappelai que le principal ´etait un travail, si possible bien payé. Etre ingénieur avait toujours été valorisé alors, étant bon en ´electronique, je tentai le concours FESIC (concours d’´ecoles d’ingénieur à pr´epa intégrée) et fus pris à l’ESEO. Me voilà parti pour 2 ans de cycle intégré international : aux classiques de la prépa s’ajoutaient des cours/conf´erences, séjours à l’étranger (sup : Plymouth en Angleterre et spé : Shanghai). Ce fut
quelque chose d’enrichissant. C’est en Chine que je pris la mesure du privilège qui était le mien. Scolairement,
culturellement, professionnellement (c’est fou le nombre de pros, d’anciens, d’usines qu’on peut voir en 1 mois). Depuis, lorsque je vois un Chinois, l’envie me prend parfois de lui sortir les 3 mots que je connais encore. . .
Les deux séances hebdomadaires de la permanence post-bac proposée par Tremplinm’ont permis sans aucun doute de m’en sortir plus aisément. Il est vrai que 5h d’aide par semaine par de bons étudiants était un plus. Ce fut donc toujours un plaisir.

Accepté en cycle ingénieur, j’ai cependant choisi d’aller en L3 electronique a Jussieu (Université Paris VI, alias P6). Je voulais intégrer une meilleure école d’ingénieurs. Grâce aux connaissances des membres de Tremplin j’appris que
des passerelles existaient entre P6 et Supélec par exemple. . . En plus de l’aide précieuse de ces étudiants du fait de leur haut niveau, l’actualité de leur statut étudiant en firent de parfaits interlocuteurs. L’année de fac fut riche en  leçons. J’ai pris beaucoup de recul par rapport à cela. Malgré un bon départ, je ne pus rester constant et finis par perdre tout espoir d’int´egrer un établissement plus prestigieux. Ce fut dur mais j’ai toujours pu compter sur la
bonne ambiance et le sérieux régnant à Tremplin. Depuis, je suis retourné dans mon école, en 3e année. Eh oui, avant de partir pour la fac, je m’étais assuré un billet de retour. Il n’était pas question de mettre en jeu mon école. Je suis content d’avoir préféré l’ESEO. L’école est solide et me permet d’envisager l’avenir avec sérénité.

Je suis toujours en contact avec des gens de Tremplin, aussi bien tuteurs qu’élèves. Il faut dire que 3 ans de service fait naître pas mal de camaraderie ! D’ailleurs il m’a été proposé de faire du tutorat. Cela aurait été avec plaisir. Cela n’aurait été qu’un juste retour des choses tant la maison m’a donné. Seul hic, l’ESEO est à Angers. Dommage ! Vous pouvez me contacter par un courriel à remi.razmkhah@gmail.com.

Dominique Hak

Dominique Hak, actuellement élève d’une école de commerce, l’EDHEC, Ecole Des Hautes Etudes Commerciales, présente son parcours original et international aux générations plus jeunes de Tremplin.

Que dire de mon expérience à Tremplin ? Je ne pense pas que mon parcours soit très typique, mais j’espère au moins que mon témoignage pourra aider certains d’entre vous à trouver votre voie.
Hé oui, même si cela peut sembler difficile à croire aujourd’hui, je suis bel et bien passée par la case  prépa  (MPSI/MP pour être plus précise). Je pense que vous le savez déjà mais ce n’est pas la période la plus facile à passer, et heureusement que toute l’équipe de Tremplin est là pour aider les petits taupins. A mon époque, il n’y avait que 2 tuteurs pour la permanence post-bac. Et je me demande comment ils ont fait pour me supporter 2 ans. Chapeau !

Comment se déroulaient les permanences ? Je ne pense pas que ça ait beaucoup changé, on se retrouvait une fois par semaine - parfois plus selon les besoins - et je posais les questions, on refaisait les exercices, DM, DS itou itou et j’avais même droit à des exercices de colles personnalisés !
Comment cela m’a-t-il aidée ? Le fait de refaire les exercices, de pouvoir poser des questions redonne confiance et permet de revenir sur des points que je n’avais pas forc´ement compris en cours. Pour les plus en avance, vous pourrez  approfondir le cours avec les tuteurs de Tremplin. En plus vous passez un moment sympa avec des gens agréables.

Et qu’y a-t-il après Tremplin ? Pour ma part, j’ai intégré l’école de commerce EDHEC. Et je suis actuellement en année de césure à Nottingham. Comme je l’ai mentionné précédemment, ce n’est pas forcément le plus typique des parcours, mais sachez du moins que, grâce à Tremplin, mes années de prépa resteront inoubliables et parmi les plus formatrices que j’ai vécues jusqu’à présent. Pour ceux qui se posent la question du comment et pourquoi de mon choix pour l’EDHEC, ce n’est pas compliqué, alors il faut juste prendre la dérivée seconde de f et calculer son gradient. . . En plus simple, j’avais envie de bouger -> concours AST1 (Concours en Admission sur Titre en 1e Année à l’EDHEC, il est destiné aux élèves de fac, BTS et prépa non EC) de l’EDHEC. La réciproque est moins évidente, mais je suis sûre que vous avez déjà la démo!

Une fois à l’EDHEC, j’ai choisi la filière  intercontinentale, dont le principe est  3 continents en 3 ans . En première année les élèves vont en Amérique du Nord, en deuxième année en Asie et la troisième année ou l’année de césure se fait sur un troisième continent de son choix, d’où mon stage chez Robin des bois (Nottingham est la ville de ce célèbre personnage).
Et même si plus tard vous ne refaites plus d’analyse ou d’algèbre à haute dose après la prépa, vous allez acquérir des méthodes, des habitudes de travail qui vous seront toujours utiles. En tout cas, merci infiniment à Tremplin et tous ses tuteurs pour leur disponibilité et le travail formidable qu’ils font ! Bon courage à tous. Vous pouvez me contacter par un
courriel à dominiquehak arobase ymail.com.

Axel Duez

Axel Duez, actuellement élève dans une école d’ingénieur (l’ENSEA : l’école nationale supérieure de l’électronique et de ses applications, à Cergy) nous décrit son parcours :

C’est lors de mon année de terminale que l’association Tremplin est arrivée à mon lycée (Lycée Auguste Blanqui à Saint Ouen) proposant un aperçu des mathématiques et de la physique audelà du programme de terminale, le samedi matin.
Après un premier essai, j’ai été intéressé et en compagnie de Younes (tuteur à l’association en 2005-2006) et de quelques autres élèves nous avons pu nous préparer et appréhender un peu de nouveaux concepts scientifiques. Personnellement,
cela m’a permis de confirmer un choix d’études et de voir que les grandes écoles n’étaient pas inaccessibles car Younes a su nous montrer qu’il était proche de nous et qu’il nous était possible de poursuivre nos études.
Une des activités qui m’a été le plus utile est la permanence post-bac. J’ai assisté pendant mes deux années de prépa à des séances et j’ai pu revoir avec les membres de l’association Tremplin les concepts que je n’avais pas bien compris et
ainsi comprendre mieux certaines notions, ce qui est plus important que de faire des tonnes d’exos sans comprendre, même si certains, en prépa, ont tendance à l’oublier. Je me rappelle qu’une fois j’étais complètement perdu en thermodynamique, et un tuteur a réussi à me l’expliquer et à débloquer les notions qui me posaient problème en réalisant une analogie entre les flux d’énergie et les flux d’argent. Grâce à ce soutien, j’ai pu intégrer l’ENSEA, une école d’ingénieur en électronique dans laquelle je suis très bien aujourd’hui.

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